Généralisation de la collecte en apport volontaire des biodéchets

 

Aujourd’hui, chacun a conscience qu’il est important de réduire les tonnages de déchets enfouis ou incinérés, pour des questions de respect de l’environnement et de coûts pour la collectivité. La loi sur la Transition Energétique pour la Croissance Verte va dans ce sens en imposant la mise en œuvre d’un système de collecte des biodéchets à la source d’ici 2022.

 

Au SMICTOM, les biodéchets étaient depuis plus de vingt ans séparés mécaniquement des autres déchets du bac gris et compostés sur l’installation de compostage de Scherwiller. Cette dernière, vétuste et touchée par un incendie en juillet 2018, est à l’arrêt et ne pourra maintenir son activité en l’état. Les déchets actuellement collectés dans le bac gris sont donc détournés vers des sites de stockage et d’incinération extérieurs, avec des surcoûts importants, les biodéchets représentant 48 % de nos bacs gris.

 

Depuis août 2018, sur six quartiers pilotes, les foyers témoins ont reçu un bioseau qui leur permet de stocker temporairement leurs biodéchets (restes de préparation de cuisine et des repas) avant de les déposer dans des bornes d’apport volontaire spécifiques. Ils sont ensuite valorisés par méthanisation à Ribeauvillé pour produire de l’énergie ainsi qu’un précieux engrais pour les cultures agricoles.

 

Dans un premier temps, le SMICTOM décidera en lien avec les communes des emplacements des 560 bornes d’apports volontaires. Ensuite, il sensibilisera les 130 000 habitants concernés pour expliquer concrètement comment trier et apporter ses biodéchets aux points de collecte.

 

Les Mussigeois pourront récupérer le bioseau et les sacs kraft à partir du mois de juillet dans les différentes déchèteries ou en Mairie. Ils pourront ensuite venir déposer régulièrement leurs biodéchets dans les bornes installées à partir du 1er août 2019.

 

La moitié des déchets aujourd’hui incinérés pourrait ainsi être valorisée. Cela permettrait d’enrichir en humus nos terres agricoles en remplacement des engrais solubles de synthèse, au bénéfice de la nappe phréatique et en réponse à des problématiques de santé publique. L’enjeu financier est aussi important : 1 kg de biodéchets compostés ou méthanisés coûte deux fois moins cher qu’un kilo de déchets incinérés.

 

L’objectif est de poursuivre la valorisation organique initiée en 1994, pour produire un compost de meilleure qualité, utilisable en agriculture biologique, afin de pouvoir offrir aux terres d’Alsace Centrale cette ressource si précieuse aux cultures et à la biodiversité. Bref, un cercle vertueux répondant au mieux à la réglementation… et à nos convictions.

 

Enfin, le SMICTOM tient à rappeler que le compostage à domicile reste, pour ceux qui peuvent le pratiquer, le meilleur moyen de valoriser ses biodéchets : ces derniers sont valorisés naturellement et sans nuisance et permettent d’enrichir les cultures et jardins.